Améliorer vos performances grâce à la loi de Yerkes-Dodson.

Mis à jour : 5 août 2020

La loi de Yerkes-Dodson suggère que le rendement et l’excitation sont directement liés. Plus nous sommes excités par un objectif, plus notre rendement est bon. Sauf que. Si notre excitation dépasse un certain seuil, notre rendement se met à diminuer.


Par exemple, nous devons réaliser un gâteau.

  • Situation 1 : Un contexte classique. Nous êtes dans votre cuisine et Nous préparons un gâteau pour nos amis. Bonne motivation (on veut faire plaisir), bon gâteau.

  • Situation 2 : Pour rendre le challenge plus excitant, nous pouvons gagner 1000€ si le gâteau est bon. Notre excitation augmente grâce à l’appât du gain. Nous gagnons en concentration pour soigner encore plus le processus. Nous sélectionnons les meilleurs ingrédients, nous pesons exactement les quantités de la recette, nous suivons le timing à la lettre. Excitation supérieure, a priori le gâteau est lui aussi supérieur.

  • Situation 3 : Pour rendre le challenge terriblement excitant, nous sommes mis face à des concurrents. Le vainqueur gagne 1 000 000€, les perdants sont jetés à manger aux crocodiles. Dans ce contexte, l'excitation peut engendrer trop de stress à cause de la peur de la mort. La peur de la mort étant la situation la plus stressante existante. Au lieu d'être concentrés, les participants peuvent avoir de l'anxiété, de l'angoisse. Les gestes perdent en précision, le mental gagne en agitation. L'excitation est trop importante, le gâteau perd en qualité.


Ce qu'il faut retenir : Chaque personne est unique avec son passé, sa culture, sa génétique...Elle doit trouver le bon niveau de stress pour agir, sans dépasser ses capacités d'adaptation. Des capacités d'adaptation dépassées c'est prendre le risque de mal agir ou de ne pas agir du tout. C'est un peu comme le café. Une dose adaptée donne de l'énergie et de la concentration. Une dose trop forte donne de l'agitation et des difficultés à dormir.


Pour avoir suffisamment de stimulation, trouvons des raisons pour agir.

  • Notre objectif doit avoir un sens pour nous. Il est essentiel de se connaître pour savoir ce qui est important pour nous.

  • Réaliser le processus doit apporter du plaisir. Parce que nous prenons plaisir, nous sommes naturellement plus investis, plus concentrés et aussi concentrés plus longtemps.

  • L'objectif doit respecter nos valeurs, nos envies, notre personnalité. L'objectif ne doit pas être un non sens.


A l'inverse, si les stimulations sont trop importantes par rapport à notre capacité d'adaptation.

  • Découper l'objectif en étapes pour que chaque étape soit adaptée à nos forces et nos fragilités du moment.

  • Se concentrer sur le processus et non le résultat.

  • Être flexible et réactif pour s'adapter au contexte évolutif ou quand les étapes ont été mal calibrées.

  • Donner le meilleur de nous-même sans chercher la perfection source de stress supplémentaire.

  • Changer la perception de la défaite et de l'échec. La défaite est un indicateur pour surligner ce qui doit être amélioré et renforcé. Pour rendre la défaite positive, il est essentiel d'accepter de se remettre en question et d'être responsable du résultat.

  • Accepter d'être vulnérable et d'assumer nos lacunes. Prendre le temps d'écouter nos émotions et de les comprendre, notamment nos peurs et notre anxiété. C'est le cerveau qui nous transmet des émotions pour nous pousser à agir dans la bonne direction.

Maintenant, nous avons toutes les cartes en main pour créer des objectifs stimulants et adaptés à notre capacité d'adaptation.






#réussir #stratégie

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