Marre des engueulades, surtout en vacances ?

Nous connaissons tous des moments où les discussions s’enveniment. Tout le monde commence à parler de plus en plus fort pour finalement déboucher sur une dispute.


Pour rappel, le but est d'oser suivre notre chemin. Nous avons besoin du maximum d'énergie physique et mentale pour cet objectif. Pour avoir le maximum d'énergie c'est, entre autre, éviter d'en gaspiller dans des disputes. Alors, comment éviter cet engrenage destructeur et stressant, grand pourvoyeur d’énergie ?


Une personne qui a un besoin insatisfait devient une personne stressée. Ce stress entraîne une réaction émotionnelle. Cette personne n’est plus dans les faits ni l’objectivité. Par exemple, un mouton se retrouve en dehors de son enclos. Il commence à crier : « Je vais me faire manger par le loup, ouvrez-moi la porte de l'enclos !!! ». Pas de loup à l’horizon, mais ses peurs et ses croyances limitantes ont pris le dessus.


« Certes, vous avez senti de l'agressivité en moi, mais ce n'était qu'un reflet de la vôtre. » Musashi (La Pierre et le sabre)

Une astuce en communication est de comprendre l'effet miroir. Votre interlocuteur est votre reflet. Souriez à quelqu'un, cette personne va vous sourire. Tirez la langue, elle vous tira aussi la langue. Face à une personne en colère, devenez calme pour qu'elle devienne calme. Ou sinon, vous risquez de vous transformer en « bouc » émissaire ou comme j'aime le dire en punching-ball. Attention, le langage corporel fonctionne seulement s'il est authentique. Par exemple, sourire par pure gentillesse, ou sourire par perversité n'auront pas le même effet miroir.


Aussi, on serait tenté d'expliquer à une personne en colère qu'il faut apprendre à gérer et comprendre ses émotions. Cependant, lorsqu'une personne subit une émotion, c'est rarement le moment pour une leçon de développement personnel.


Les comportements à éviter :


  • Ne pas répondre par des sentiments. « J’en suis sûr, qu’il n’y a pas de loup ! ».

  • Nier, ignorer. Une personne exprime généralement ses émotions pour être écoutée. L'ignorer est clairement inadapté.

  • Banaliser ou minimiser. « Arrête, on n’a pas vu le loup depuis 6 mois ! ».

  • Juger, critiquer, dévaloriser. « T’as vraiment un comportement de bébé ».

  • Manquer d’écoute. « Tu vas manger du chou ? »

  • Utiliser des menaces. « Si tu ne la fermes pas, c’est moi qui vais te manger ! »

  • Manquer de respect. « T’es vraiment trop bête d’avoir peur. »

  • Vouloir prouver que le mouton a tort. « Mais, il n’y a plus d’attaque de loup. »

  • Adopter un ton normatif, autoritaire, moralisateur. « Maintenant, tu te tais et tu vas dans l’enclos. »

  • Se montrer accusateur. « C’est ta faute aussi si tu es en dehors de l’enclos. »

  • Fermer le dialogue. « Arrête avec ta peur. »

  • Refuser les explications, les informations. « T’as pas besoin de te justifier. »


Les comportements à favoriser :

  • Écouter sans couper la parole. Si votre interlocuteur ne prend pas le temps de comprendre ses émotions, alors vous pouvez le faire à sa place.

  • Reformulation. « Pourquoi le loup va-t-il te manger ? »

  • Clarifier. « Quel loup ? »

  • Faire preuve de compréhension. « Je te comprends, il faut rester vigilant face au loup.»

  • Recadrer sur les faits. « Où vois-tu le loup ? »

  • Expliquer et argumenter. « Le loup n’attaquera pas maintenant. C’est le petit matin, il a chassé toute la nuit. Il a besoin de dormir. »

  • Chercher des solutions, des compromis. « Veux-tu que j’appelle les chiens du berger pour t’escorter jusqu’à l’enclos ? Un loup n’attaque jamais quand il y a plusieurs chiens. »

  • Position Gagnant-Gagnant. « Je veux continuer ma balade. J’attends avec toi que les chiens arrivent et je te laisse rentrer avec eux. »

  • Posture d’ouverture. Toujours penser au langage corporel pour renforcer le discours.

  • Respiration pour rester calme. « Respire doucement. Respire doucement. »

  • Voix contrôlée. Un ton confiant et calme pour renforcer la pertinence du discours.

  • Disque rayé. Choisissez un seul argument que vous répétez en le reformulant.

  • Savoir passer le relais lorsque nous ne sommes pas la personne de la situation. « Merci les toutous, je vous passe le relais, vous êtes plus compétents pour trouver une solution ».

Vous venez de lire un extrait de mon ebook « comment oser suivre son chemin ? ».

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