Pensons au chiffre 42 pour déstresser.

Mis à jour : 9 sept. 2020

Le stress, ennemi numéro 1 dans nos sociétés. Le stress fatigue, empêche de se détendre et d'avoir les idées claires, provoque de la colère...


Et pourtant, le stress est seulement un signal ! Déjà, une personne n'est pas stressée. Elle a du stress. Ensuite, le stress fait réagir le corps face à une perturbation. Le stress permet au corps d'être dans les meilleures conditions pour agir et favorise une meilleure concentration.

Par exemple, face à un loup, il est normal que notre organisme réagisse pour nous permettre de faire face à cette perturbation. Parce que notre corps va produire du stress, nous aurons toute l’énergie à notre disposition pour nous défendre, ou pour piquer le sprint de notre vie jusqu’à un lieu sûr. Cependant, il existe un troisième comportement. Le « freeze », « on ne bouge plus » ! Nous sommes stressés et nous ne bougons pas. Efficace contre un T-Rex d’après Jurassic Park de Spielberg.


Alors comment faire pour que le stress soit positif et non toxique ?


Stress positif.


Une personne réagit au stress de manière adaptée, ce qui lui permet de revenir à un état normal de santé et la situation connaît alors un dénouement positif. Celui-ci et le retour à la pleine santé permettent de prendre du plaisir et d’obtenir une récompense. Le stress est vécu positivement.


Par exemple, une chèvre est face au loup. La chèvre est en stress parce qu’elle a peur de mourir. Elle décide de combattre. Coup de cornes bien placées, le loup est K.O. La chèvre voit son stress partir vu qu’elle a résolu le problème et en plus, elle savoure sa victoire. Le stress est positif.


Stress ennemi.


Une personne réagit au stress de manière inadaptée, ne peut pas revenir à un état normal de santé et la situation connaît un dénouement négatif. Cette situation négative entraîne de la douleur et une punition. Rester trop longtemps dans cette situation peut entraîner dépression et problèmes de santé.


Reprenons notre exemple : une chèvre est face au loup. La chèvre est en stress parce qu’elle a peur de mourir. Elle décide de combattre. Elle se fait blesser. Heureusement, les chiens du berger arrivent pour faire fuir le loup. La chèvre est traumatisée et, tous les jours, elle est stressée à l’idée de tomber à nouveau sur le loup qui représente désormais un obstacle qu’elle n’a pas su surmonter. Tous les jours, la chèvre est rongée par le stress qui devient un stress ennemi pompant de l’énergie tous les jours.


Pour que le stress reste positif, utilisons la méthode CINE.


Un événement sera d’autant plus stressant qu’il comporte de nombreux points de la méthode CINE :


  • Contrôle faible. La chèvre ne peut pas contrôler le loup.

  • Imprévisibilité. Le loup peut sortir à tout instant de la forêt.

  • Nouveauté. La chèvre doit aussi se méfier des aigles qu’elle ne connaît pas du tout.

  • Ego menacé. Une défaite contre le loup, c’est aussi se faire moquer des moutons : « je te l’avais bien dit ».

Alors, pour optimiser la gestion du stress, il faut augmenter notre contrôle, prévoir au maximum, gérer différemment la nouveauté et notre ego.


Commençons par la gestion de notre ego. La seule véritable menace de l'ego c'est de mourir. Cependant, en restant objectif, aujourd'hui, les situations où notre vie est en jeu, sont extrêmement rares. Pour gérer notre ego :

  • Arrêtons d'inventer des scénarios catastrophes.

  • Pensons au chiffre 42. Dans l'éventualité où une personne vit 80 ans, travaille 100 heures par semaine, cette personne pourra être experte dans 42 domaines ! En maîtrisant seulement 42 activités, il est évident que nous serons face à des activités, à un moment ou un autre, où nous n'avons aucune expertise. Quelque soit nos choix, nous serons forcément novices dans des activités, ou du moins, très loin d'un niveau d'expert. Et alors ? Nous avons le droit d'être novice. Nous avons le droit de ne pas tout savoir. L'essentiel est de s'assumer et d'assumer qui on est avec nos forces, nos fragilités et nos lacunes. Et même dans les activités où nous sommes experts, nous avons le droit de nous tromper. La perfection n'étant pas de ce monde, nous pourrons toujours apprendre et à tout âge. Ce qui est une très bonne nouvelle, puisque nous pourrons grandir toute notre vie.

  • Sortons de la croyance selon laquelle il y a des défaites qui font mal à l’ego. La défaite n’existe pas. Il y a seulement des résultats qui nous rendent fier ou qui nous font gagner en expérience. Et dans tous les cas, chaque expérience permet de nous connaître un peu plus. Le stress lié à l’échec est très puissant car nous sommes conditionnés, entre autres, par notre système scolaire. Plutôt que de nous arrêter à une note, comprenons cette note pour en tirer une leçon utile.

  • Ne pas tergiverser sur les problèmes, mais se concentrer sur les solutions. Ne pas s’éterniser sur la situation problématique car c’est un comportement qui prolonge le stress. Plus la situation de stress perdure, plus nous risquons de dépasser nos capacités. Se concentrer sur la ou les solution(s) et passer à l’action sans attendre.

  • Ne pas chercher la solution parfaite. Cherchons la meilleure solution compte tenu de nos ressources, de notre expérience et assumer le résultat. Vouloir une solution excédant nos ressources nous épuise et prolonge le stress inutilement.

Pour ce qui est de la nouveauté :

  • Transformons une nouveauté en expérience excitante et étonnante qui nous fait grandir, plutôt qu'une expérience qui surligne notre incompétence sur un sujet.

Pour ce qui est du contrôle :

  • Utilisons la cohérence cardiaque pour reprendre nos esprit et ainsi agir avec réflexion et non par réaction.

  • Acceptons de ne pas tout contrôler. Car tout maîtriser est impossible. Concentrons-nous seulement sur le processus et sur ce que nous pouvons contrôler.

  • Restons objectif sans dramatiser la situation. Ne faisons pas d’une perturbation, une montagne.

  • Découpons en étapes pour résoudre une perturbation. Si elle dépasse nos capacités d’adaptation actuelles, découpons cette perturbation en étapes adaptées à notre capacité d’adaptation. Apprenons à nous connaître pour adapter nos objectifs.

Pour ce qui est l'imprévisibilité :

  • Le stress indique un inconfort, un besoin de changement. Dans nos croyances, l’inconfort, c’est « mal ». Pourquoi l’inconfort ne serait-il pas plutôt synonyme de « bien » ? N’est-ce pas l’opportunité, voire le besoin immédiat de grandir, de gagner en expérience et d’évoluer ? Voyons le stress comme un message utile et non nuisible.

  • Utilisons un agenda et préparons nos journées. Ce point mérite un article à lui tout seul. Lors d'un événement stressant imprévisible qui nécessite du temps, il faut l'intégrer au planning. Déjà, le prévoir dans son planning, permet de diminuer la charge mentale. De plus, l'événement est ainsi hiérarchisé en terme d'importance et d'urgence par rapport aux autres obligations pour un maximum d'efficacité.

Dernier point essentiel.


Le stress nous indique un inconfort et que nous devons agir. Prendre le temps de bien comprendre le message pour agir de manière adaptée et réfléchie au contexte. Il est essentiel d'assumer qui nous sommes vraiment pour agir en profitant de nos forces et en acceptant nos fragilités du moment. En tout cas, par expérience, choisir la solution « ne pas bouger » en espérant que l'inconfort passe tout seul est rarement d'actualité. En effet, généralement, nous avons du contrôle sur cet inconfort, donc c'est à nous de nous en occuper.


De plus, « agir » permet de gagner en expérience et ainsi :

  • Augmenter notre contrôle et diminuer le stress.

  • Créer une nouvelle habitude Stress-analyse-action plutôt que Stress-rumination-attente.

  • Prendre l'habitude d'être stimulé par une nouveauté plutôt que d'être stressé.

  • Diminuer le poids de notre ego en acceptant nos forces, nos fragilités et que « je sais que je ne sais rien avec seulement 42 activités maîtrisées ».




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